25 Mar Au-delà des maux, la posture clinique dans l’entretien en santé mentale
Au-delà des maux, la posture clinique dans l’entretien en santé mentale
Soirée exceptionnelle
Au-delà des maux : Comment l’écoute dans un entretien non-directif peut faire émerger ce que le patient ne dit pas toujours
Animée par Dr Abel GUILLEN, psychiatre et Dr Anne-Sophie GUILLEN, docteur en psychologie.
L’entretien en santé mentale diffère fondamentalement de l’entretien médical classique en plaçant l’écoute et la subjectivité du patient au cœur de la démarche. Pour les médecins généralistes, psychologues et infirmières, maîtriser cette approche permet de mieux détecter les souffrances psychiques souvent masquées derrière des plaintes somatiques ou des comportements difficiles. Une posture non directive favorise l’expression authentique des difficultés du patient, évitant ainsi les biais liés à des questions trop orientées ou à des hypothèses prématurées. Cette écoute active, en plus de révéler des éléments diagnostiques essentiels, contribue à apaiser les tensions et à prévenir les situations conflictuelles ou violentes.
L’entretien devient alors un espace de coconstruction, où le diagnostic émerge d’un dialogue entre le clinicien et le patient, comme le proposait Balint. Cette collaboration permet non seulement de mieux comprendre la souffrance, mais aussi d’élaborer des solutions adaptées aux croyances, aux ressources et aux limites du patient. En intégrant cette approche, les professionnels réduisent les résistances et améliorent l’observance, tout en préservant une relation de soin de qualité.
Objectifs :
1. Comprendre les spécificités de l’entretien en santé mentale : Identifier les différences fondamentales entre l’entretien médical classique et l’entretien centré sur l’écoute et la subjectivité du patient, afin d’adapter sa posture professionnelle.
2. Détecter les souffrances psychiques masquées : Savoir reconnaître les signes de souffrance psychique cachés derrière des plaintes somatiques ou des comportements difficiles, pour éviter les errances diagnostiques et thérapeutiques.
3. Adopter une posture non directive : Maîtriser les techniques d’écoute active et non directive pour favoriser l’expression authentique des difficultés du patient, tout en évitant les biais liés à des questions orientées ou à des hypothèses prématurées.
4. Coconstruire un diagnostic partagé : Apprendre à créer un espace de dialogue où le diagnostic émerge d’une collaboration entre le clinicien et le patient, en intégrant les représentations et l’histoire de ce dernier.
5. Élaborer des solutions adaptées et personnalisées : Savoir proposer des stratégies thérapeutiques ou d’accompagnement qui respectent les croyances, les ressources et les limites du patient, pour améliorer l’engagement et l’observance.
6. Renforcer la sécurité et la qualité de la relation de soin : Développer des compétences relationnelles permettant de prévenir les tensions, les conflits ou les situations violentes, pour une pratique plus sécurisante et des consultations plus apaisées.
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Ces objectifs couvrent à la fois les aspects théoriques, pratiques et relationnels de l’entretien non directif, tout en mettant l’accent sur les bénéfices concrets pour les professionnels et les patients.
📆 Mardi 23 juin 2026
🕗 De 20h00 à 22h30
📍 Restaurant l’Émulation Nautique (allée Alfred Mayssonnié, 31400 Toulouse)
🍴 Buffet offert
Programme et inscriptions prochainement disponibles.
